La Chine est devenue la référence du secteur. Le pays est à la pointe du développement des véhicules électriques. La marque coréenne veut rattraper son retard grâce à un partenariat majeur.
Il est amusant de constater à quel point les choses peuvent changer rapidement. Le marché international de l’automobile a toujours ignoré la puissance de la Chine. Pourtant, en un peu plus d’une décennie, le pays a mis en place l’industrie la plus puissante du monde, axée sur la mobilité électrique. Son rythme de travail n’est égalé par aucune marque dans le monde.
Cet énorme potentiel lui a permis de devenir un acteur majeur. Tous les constructeurs cherchent leur créneau et savent qu’il n’y a rien de mieux que de créer des alliances pour accélérer le processus. Le groupe Hyundai-Kia prend aujourd’hui le train en marche. Les Coréens s’associent à BAIC pour développer de nouvelles voitures électriques.
La montée en puissance des marques chinoises a constitué un revers majeur pour de nombreux constructeurs traditionnels. L’arrivée de grands conglomérats tels que Geely et BYD a rendu les autres marques moins importantes. L’année dernière, BYD a réussi à dépasser Volkswagen en tant que premier vendeur de voitures dans son propre domicile.
Un pouvoir que les Allemands détenaient depuis longtemps. Perdre du poids sur un marché qui compte des milliards d’acheteurs potentiels peut constituer un revers majeur pour les objectifs commerciaux de nombreuses marques dont la Chine est la principale source de revenus. Le groupe Hyundai est l’une des entreprises qui ont perdu de l’importance dans la région.
Les représailles du gouvernement chinois ont forcé les Coréens à changer de cap.
La production a culminé en 2017 avec un total de 1,6 million d’unités, mais à la suite des sanctions du gouvernement chinois et des représailles contre les marques coréennes pour des questions géopolitiques, la production locale s’est effondrée à 250 000 unités par an. Hyundai/Kia n’a eu d’autre choix que de s’associer à un grand producteur local pour relancer sa présence.
En l’occurrence, c’est BAIC qui a été choisi. Sa présence et son importance à l’extérieur du pays sont minimes, mais en Chine, il est considéré comme l’un des principaux producteurs. Les deux entreprises ont uni leurs forces dans le cadre d’une coentreprise à 50/50.
Selon des sources coréennes, la nouvelle coentreprise, Beijing Hyundai Motor Co, a été officiellement enregistrée le lundi 29 janvier. Les deux entreprises se partagent les responsabilités, même si BAIC sera en charge d’une grande partie du développement des véhicules issus du mariage.
Comme le précise le contrat, les voitures électriques créées seront exclusivement destinées au marché local chinois, bien que la porte ne soit pas fermée à d’éventuelles exportations. Pour l’instant, il n’a pas été précisé quand le premier modèle de la coentreprise arrivera sur le marché.
Les Coréens rejoignent ainsi la liste croissante des marques qui se tournent vers la Chine pour élargir leur offre de véhicules électriques. L’année 2023 a été particulièrement active en termes de collaborations et de partenariats. Audi s’est associé au groupe SAIC pour lancer sa nouvelle famille électrique après d’innombrables retards.
Quelques jours plus tard, Volkswagen a annoncé un accord pour acheter 5% de la société XPeng, afin de bénéficier de sa technologie avancée. Mercedes a confirmé des négociations avec NIO, tandis que le groupe Stellantis a déboursé 1,5 milliard d’euros pour s’associer à Leapmotor dans le cadre d’une opération d’intérêt mondial.
