BYD souhaite tripler ses ventes sur le marché européen d’ici 2025. L’une des pièces maîtresses pour atteindre cet objectif sera la citadine électrique Seagull qui, après avoir connu un succès commercial significatif en Chine, arrivera en Europe avec un prix de départ inférieur à 20.000 euros avant subventions, ce qui en fera une rivale directe de la Dacia Spring.
Penny Peng, responsable du marketing européen de BYD, a récemment indiqué qu’une version considérablement modifiée, adaptée aux besoins et aux réglementations européennes, arrivera sur nos routes. Il n’est pas exclu que, comme pour la Dolphin, la Seagull destinée à l’Europe soit légèrement plus longue que son homologue asiatique.
Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, a déjà confirmé il y a quelques semaines que la Seagull serait lancée l’année prochaine. «Oui, nous prévoyons de commercialiser la Seagull en Europe l’année prochaine. Mais ce n’est pas le Seagull pour le marché chinois, ce sera un Seagull pour le marché européen, un nouveau Seagull. Vous ne l’avez pas encore vue, même moi je ne l’ai pas encore vue».
La Seagull vendue en Chine mesure 3,78 mètres de long, ce qui la rapproche des dimensions du segment B (utilitaire), bien qu’elle appartienne en réalité au segment A (urbain). Bien qu’elle doive adopter quelques améliorations pour se conformer aux règles de sécurité européennes, sa note devrait rester à 3 ou 4 étoiles en raison de son prix abordable.
La BYD Seagull arrive avec des batteries LFP… mais recevra également des batteries au sodium ultérieurement
Sur son marché domestique, elle est disponible en deux versions, toutes deux dotées du même moteur de 75 ch (55 kW) et 135 Nm : la variante d’entrée de gamme est équipée d’une batterie de 30 kWh, suffisante pour atteindre une autonomie de 305 km CLTC, tandis que la variante premium passe à 39 kWh et 405 km CLTC. Il convient de rappeler que le cycle européen WLTP donne généralement des valeurs inférieures.
À court terme, le Seagull et le Dolphin devraient bénéficier de batteries au sodium un peu plus abordables que les actuelles batteries LFP (lithium-ferrophosphate). Cette solution, déjà utilisée par des marques telles que JAC et JMEV, apportera également d’autres avantages, tels que de meilleures performances à froid.
Les batteries au sodium sont également plus durables que les batteries au lithium, car elles sont plus faciles à recycler et ont une empreinte carbone plus faible. BYD construit actuellement une gigafactory d’une capacité de 30 GWh pour produire ces cellules.
Source : Teslarati
