La Citroën ë-C3 a fait parler d’elle en se présentant comme la première voiture électrique européenne “bon marché” du marché. Mais comment la marque est-elle parvenue à fabriquer une voiture à moins de 25 000 euros ?
Lors de sa présentation, la Citroën ë-C3 s’est déjà révélée être l’une des voitures électriques les plus attendues. Parmi ses atouts, on peut citer un design proche de celui d’un crossover, mais aussi des éléments uniques tels que des pièces personnalisables et un groupe motopropulseur 100% électrique spécialement mis au point. Cela fait de la voiture l’un des véhicules zéro émission les moins chers du marché. Mais comment sont-ils parvenus à ce résultat ?
Lors d’une récente interview réalisée par Caradisiac, plusieurs dirigeants de la marque française ont donné leur point de vue sur la manière dont ils ont réussi à réduire les coûts de leur voiture électrique, faisant du modèle final l’une des alternatives les moins chères du marché. Ils espèrent ainsi populariser l’électrification et résister à la concurrence chinoise.
Les secrets de la Citroën ë-C3
Remplacer la Citroën C3 sortante était une tâche difficile, mais «le défi a été relevé», affirme Henry Sylvain, concepteur du modèle. «Il fallait casser les codes et ne pas se contenter d’une simple évolution du modèle actuel, en lui donnant les ingrédients à la mode : une posture haute, une allure fière tout en conservant un encombrement très compact», précise-t-il.
Mais le grand défi était en fait de faire en sorte que son prix de départ soit réellement contenu. Pour y parvenir, Sylvain précise : «Par exemple, la barre de calandre, les barres de toit et les passages de roues ne sont pas peints. Nous avons travaillé sur les reliefs, les sculptures et les effets de lumière. Au final, cela permet d’économiser de la peinture ou du chrome».
D’autre part, Thierry Blanchard, directeur produit, a déclaré : «Nous avons fait une voiture qui doit répondre aux attentes de la société. Le premier élément est l’inflation des prix. Nous avons voulu faire une voiture accessible, durable et électrique. Pour ces raisons, la nouvelle Citroën ë-C3 a été conçue avec des normes de réduction des coûts à tous les niveaux».
«Le choix de la plate-forme (multi-énergie), les batteries LFP (moins chères et nécessitant moins de métaux rares), un choix réduit d’améliorations. Nous n’avons que deux niveaux de finition et pas d’options. Tous ces ajustements permettent de réduire la diversité au niveau des usines et des fournisseurs et donc de mieux suivre les coûts», a déclaré M. Blanchard.
Néanmoins, la nouvelle Citroën ë-C3 comporte de nombreux éléments dérivés de la C3, commercialisée en Inde depuis l’année dernière et conçue à l’origine pour être vendue dans les pays émergents, comme ce fut le cas pour la Dacia Spring. Ce à quoi M. Blanchard répond comme suit : «Ce qui est commun, c’est la morphologie. La voiture a été complètement adaptée aux codes européens en termes d’amortissement, d’équipement et de style. Ce sont deux voitures différentes».
La Citroën ë-C3 est propulsée par un moteur électrique de 83 kW/113 ch alimenté par une batterie de 44 kWh. Cette architecture confère au modèle français une autonomie de 320 kilomètres, pour un prix à partir de 23.800 euros. Une version moins performante sera lancée ultérieurement, mais elle sera également moins chère, à partir de moins de 20.000 euros.
«Avec une autonomie de 200 kilomètres, cette version sera destinée aux multi-motorisés. Elle sera en quelque sorte la deuxième voiture du foyer pour les trajets domicile-travail, par exemple», a déclaré M. Blanchard à propos de la future version, encore plus économique, de la Citroën ë-C3.
