Le premier trimestre de l’année a été le premier depuis longtemps où les ventes de Tesla ont baissé. L’Europe et la Chine sont deux de ses piliers, mais les chiffres ne sont pas à la hauteur et les immatriculations continuent de chuter.
Selon les données de l’Association des constructeurs européens d’automobiles, Tesla n’a immatriculé que 13 951 unités en avril, soit 2,3 % de moins que l’année dernière, les ventes les plus faibles depuis janvier 2023.
Cela intervient alors que le marché se remet d’un mauvais début d’année, les ventes de voitures électriques en Europe ayant augmenté de 14 % le mois dernier.
Cela contraste avec les déclarations d’Elon Musk lors de la présentation des résultats du premier trimestre, qui indiquaient qu’il s’attendait à ce que la situation se normalise, et où il prévoyait une grande amélioration au deuxième trimestre.
Tesla constate que des facteurs tels que les tensions en mer Rouge, ou les sabotages dans les installations de l’usine de Berlin, qui ont ralenti l’arrivée des composants, s’ajoutent également à une baisse de la demande sur un marché clé comme la Chine.
L’usine de Shanghai a connu une tendance similaire à la baisse des livraisons, une situation qui contraste avec la croissance du marché chinois, qui a vu les immatriculations de voitures électriques à batterie augmenter de 12,5 % en avril pour atteindre 405 000 unités.
Au Royaume-Uni, les immatriculations de Tesla ont chuté de 25% en avril et les ventes cumulées au cours des quatre premiers mois de l’année se sont contractées de 14%.
En Allemagne, le plus grand marché automobile d’Europe, Tesla a également connu un début d’année difficile, même par rapport à ses rivaux qui doivent également faire face à la fin abrupte du programme de subvention des voitures électriques. Sur ce marché, les ventes de voitures électriques sont restées pratiquement les mêmes que l’année dernière, mais les immatriculations de Tesla ont chuté de 32%.
Nous verrons maintenant si Tesla parvient à surmonter cet effondrement au cours de ce qui reste du deuxième trimestre, à savoir mai et juin, et à présenter des résultats plus positifs que ceux du premier trimestre. Dans le cas contraire, le constructeur nord-américain pourrait se retrouver dans une spirale négative qui pourrait aggraver les chiffres pessimistes prévus pour 2024.
