L’Europe s’apprête à mettre en place des mesures protectionnistes pour augmenter les taxes que les voitures électriques chinoises, venant de l’extérieur, devront payer pour entrer sur le marché européen.
Face à cette décision protectionniste, de plus en plus de personnes mettent en garde contre le fait que cette mesure nuira à la compétitivité du secteur et constituera une barrière à l’entrée de voitures électriques moins chères, pire, ce serait une guère comme.
C’est la position de l’Auto Club Europe (ACE) qui, dans une déclaration, a indiqué que les politiciens se plaignent qu’il n’y a pas de voitures électriques abordables, et maintenant qu’elles viennent de l’étranger et qu’elles peuvent être une alternative de mobilité économique pour de nombreuses personnes, elles sont accueillies de manière hostile avec la mise en œuvre des tarifs.
Selon le club automobile, cela se fera au détriment des consommateurs en maintenant les prix artificiellement élevés qui existent actuellement en Europe.
Stefan Heimlich, président de l’ACE : «Nous nous plaignons depuis des années des prix d’achat élevés des voitures électriques en Allemagne. De nombreux citoyens aimeraient passer à une voiture électrique, mais n’en ont pas les moyens. Aujourd’hui, des véhicules électriques abordables pourraient arriver sur le marché par l’intermédiaire de fournisseurs étrangers, et la Commission européenne prévoit de maintenir les prix à un niveau artificiellement élevé. Ce n’est pas la bonne solution».
Selon M. Heimlich, «nous n’avons pas besoin de droits de douane sur les voitures électriques provenant de l’étranger. Les prix élevés sont l’obstacle principal. Le gouvernement n’atteindra pas son objectif de 15 millions de véhicules électriques sur les routes allemandes d’ici à 2030. Les voitures électriques abordables offrent de nouvelles possibilités aux consommateurs et devraient inciter les autres constructeurs à proposer également des modèles plus abordables».
Il y a quelques jours, le ministre fédéral allemand des transports, Volker Wissing, s’est également prononcé contre les droits de douane imposés aux constructeurs chinois. «Nous ne voulons pas fermer le marché, nous voulons être compétitifs. Il est dans l’intérêt du gouvernement que les entreprises allemandes continuent à générer de la valeur ajoutée en Allemagne et à survivre dans le commerce mondial. C’est pourquoi nous voulons que les échanges internationaux se déroulent dans des conditions équitables et égales, et non qu’une guerre commerciale soit déclenchée par des droits de douane punitifs».
La Chine réagit en imposant des droits de douane de 25%
Il y a trois jours, le gouvernement de Pékin a indiqué qu’il travaillait sur un projet qui répondrait aux mesures prises par l’Europe en appliquant de nouveaux droits de douane de 25% sur les voitures haut de gamme entrant sur son marché.
Selon les experts, cette mesure affectera principalement des marques telles que Toyota, Lexus, Mercedes-Benz et BMW, qui pourraient être les premières à ressentir les effets de cette guerre commerciale.
